C'est une hypothèse, mais le godemiché trouverait l'origine de son nom dans les couvents du moyen-âge. Et c'est aux nonnes solitaires, qui s'adonnaient aux plaisirs du même nom, que l'on devrait donc ce mot.
En effet, la légende rapporte qu'elles surnommaient tout objet oblong, auquel elles conféraient une utilité ludique du nom d'un psaume commençant par « Gaude mihi Domine » à savoir « réjouis-moi Seigneur » . « Gaude mihi ». Qui osera dire après ça qu'apprendre le latin ne sert à rien ?
Personnellement, nous trouvons cette thèse tout à fait plausible, sans blasphémer, car au Moyen-Age être nonne n'était pas souvent le fruit d'une vocation, mais un état, chaque famille noble se devait d'avoir une nonne, comme les garçons étaient l'un soldat, l'autre religieux etc...
Pour étayer cette thèse, nous fournissons d'ailleurs,
La grande question c'est godemiché ou godemichet : ne demandez pas à votre correcteur orthographique, les opinions sont trés diverses, sur le grand Larousse la préférence va à godemiché mais godemichet est accepté. C'est notre problème pour référencer notre site, aussi mélangeons-nous les 2 orthographes.
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Godemiché en ivoire du XVI° siècle Remarquez l'intérieur creux qui permettait d'y conserver un liquide chaud. |
Godemiché en os du XVI° siècle ce godemiché est également creux |
Extrait de la minute du procès du nommé Duval - Dieppe XVI° siècle
" Requête portée à M. de La Boissière au sujet d'ouvrages infâmes faits par le nommé Baril sculpteur A Monsieur de La Boissière, Chevallier des ordres militaires de Saint Louis et Lieutenant pour le Roy des ville et château de Dieppe"
Monsieur La bonne femme Pouchin, bourgeoise de cette ville n'ayant ni les biens ni la commodité de poursuivre en justice le nommé Duval, tourneur de son métier et qui demeure dans l'enclos de la Tour d'Argent, prend la liberté, Monsieur, de s'adresser à vous afin de vous informer des ouvrages infâmes et impudiques que fait et fabrique ledit Duval, qui sont des membres d'homme au naturel, et pour prouver ce que j'avance, je vous dirai que les sieurs Delorme et Pierre Chambeil ont vu et touché en ma présence lesdits ouvrages, et que même ledit Sieur Delorme lui demanda combien il les vendait. Ce malheureux répondit que ceux d'ivoire valaient un louis d'or et ceux d'os cent sols et six francs. Le Sieur Delorme lui demanda qui pouvait acheter ces marchandises là. Ledit Duval fit répondre que c'était des religieuses, et qu'il n'en faisait que de commande et que les gens étaient différents pour les longueur et grosseur.